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★ Météo
Nous sommes à la saison des feuilles mortes, ces dernières tombent de leur arbre et le temps s'annonce pluvieux ces temps-ci. Chacun espère que cela va s'améliorer, car le soleil manque cruellement à l'appel.
★ Effectifs
Clan du Tonnerre
— Ouvert
Clan de la Rivière
— Ouvert
Clan du Vent
— Ouvert
Clan de l'Ombre
— Ouvert
Solit. et Domes.
— À éviter


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 B R A S I E R ♕ S A C R É — hell is the suffering of being unable to love

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MessageSujet + B R A S I E R ♕ S A C R É — hell is the suffering of being unable to love + Sam 30 Juil - 21:10


Brasier Sacré
hell is the suffering of being unable to love

♪ Noms successifs : patte sacrée x nuage sacré x BRASIER SACRÉ x étoile sacrée
♪ Surnom : Revakoor
♪ Sexe : Gentleman
♪ Âge : 20 lunes
♪ Clan : du Vent
♪ Rang : guerrier
♪ Origines : pures
♪ Famille : Père, Mère et fratrie : PNJs décédés (trop de tristesse).
♪ But : Survivre.


Physique

dessin + résumé:
 

Ne vous fiez pas qu'à son physique. Tout d'abord, il n'y a rien de flagrant au niveau de sa taille. Le matou n'est ni plus grand que les autres ni plus petit, il est à peu près dans la moyenne. Mais ce qu'on remarque directement en revanche, c'est son poil roux flamboyant, qui lui a donné par la même occasion son nom de guerrier. Son pelage est légèrement strié de rayures un peu plus rousses, renforçant l'effet des flammes. Ce qui est également frappant chez le guerrier c'est son oreille droite complètement déchirée et entaillée suite à un combat qu'il n'a pas su gagner, ce également pourquoi il ne veut plus combattre d'adversaire plus fort que lui. Son poil est mi-long, un peu ébouriffé sur tout son pelage, et une touffe de poils se situe en haut de son oreille gauche, son oreille droite étant abîmée. Ses yeux sont ambrés, le tout lui conférant une apparence pas si horrible que ça, et si vous y ajoutez son côté courtois, il peut en séduire plus d'une (sale petit manipulateur).


Caractère

résumé:
 

Impossible de le juger juste par son physique ou son nom. Ce n'est pas parce qu'il est élégant, qu'il possède un joli nom que vous pourrez lui faire confiance. Il est extrêmement compliqué à comprendre (et dur à jouer). Il adapte son comportement en fonction de son interlocuteur, de ses envies ou objectifs, du comportement de l'autre, des événements récents, et plus encore. Il prend tout en compte et calcule tout. Dans tous les cas, son côté étrange et mystérieux ressort toujours. Personne ne sait ce qu'il veut, il ne montre pas ses véritables émotions. Ici seront expliqués ses comportements en général, mais ils subiront des changements en fonction des critères cités.

Tout d'abord, et peu importe les situations, il reste décontracté et maître de lui et apparaît comme un félin étrange et mystérieux aux autres. Rusé et calculateur, il observe tout et analyse tout.

Puis, à la première approche, le matou se montre courtois, attentif, compréhensif, ces petites marques qui font toujours plaisir, même s'il s'en contrefiche. En fonction de la situation, il peut même s'abaisser à tenter de vous aider. S'il se montre ainsi à vous, prenez garde ; il peut tenter de vous manipuler s'il voit qu'il peut vous contrôler. Et si vous comprenez cette dernière chose, soit vous vous prendrez à son petit jeu - à vos risques et périls - soit vous riposterez. Et le félin changera encore d'attitude.

Il pourra révéler une partie de son véritable caractère, et donc commencer à être agressif, provocateur, blessant, sarcastique, ou/et même vous balancer certaines vérités. Hautain et moqueur, il deviendra insupportable - à condition que vous ne le trouviez pas ainsi avant. Il est comme ça, il se fiche bien des autres ; tout ce qui compte, c'est bien son existence, ce qui le rend vulnérable à une certaine faiblesse évoquée plus tard. Vous aurez compris que le Clan, la loyauté, le code du guerrier, et tout le reste, il s'en fiche complètement. Il n'hésite pas à adopter un ton acerbe, ou, au contraire, un ton mielleux s'il se fiche de vous.

Pourquoi ? Il est incompréhensible, pourquoi agir ainsi ? Il possède deux grandes peurs, deux grosses faiblesses que quiconque saura exploiter pourra en profiter pour maîtriser Brasier et/ou venir à bout de lui. Sans développer, je vous dirai la mort et l'amour. Il a tout simplement peur de mourir, ce pourquoi il passe rarement par la case combat. Blessé, il paniquera facilement, et plus le sang emplira sa vue, plus il sera méconnaissable, prêt à supplier n'importe qui pour rester en vie. Vous comprenez sûrement le genre. Et l'amour, c'est son passé. S'il vient un jour à tomber amoureux, il sera détruit intérieurement, comme il l'était autrefois. Ses proches - au sens réduit du terme - sont son point faible, ce sont eux qui peuvent le faire changer momentanément. Mais ça, c'est son secret. Pour rien au monde il n'avouera ses faiblesses, par peur d'être détruit.

Tout cela semble bien confus ; c'est normal, c'est en théorie. Tout sera plus clair lors de la pratique.


Histoire

résumé:
 

« Je suis désolé je n’ai rien pu faire. Et… Je ne sais pas si le dernier va survivre. »

La reine se pencha vers la frêle boule de poils immobile. Il respirait difficilement, mais il respirait. Il était difficile de croire qu’il pouvait survivre. De sa première portée, il ne lui restait qu’un chaton, pour le moment. La douleur était forte. Mais son compagnon était là, et tout aussi déchiré qu’elle, il lui lécha tendrement l’oreille. Dans un geste protecteur, la mère attira son fils contre son ventre pour le réchauffer. Le guérisseur était parti, impuissant. Sous l’œil attentif du père, elle murmura à son protégé : « Tu vivras parce que je t’aime. Ne l’oublie jamais. »

▼▲▼


Le chaton âgé de deux lunes courait à travers le camp, le poil hérissé. Il se tapit soudain, les moustaches frétillantes. Un flocon de neige était en train de tomber à une longueur de queue de lui. Il bondit, l’attrapant dans la gueule, et il poussa un petit cri de surprise en sentant la petite chose froide qui fondait sur sa langue. Les yeux ronds, il leva les yeux au ciel et s’aperçut du nombre conséquent de flocons qui tombaient.  Il sauta avant de détaler vers ses parents, qui le couvaient d’un regard chaleureux. Il se réfugia dans les pattes de son père pour s’y mettre au chaud. Dans de tels moments, la parole n’était pas nécessaire pour comprendre l’amour que se portaient les trois félins. Patte Sacrée avait survécu, en pleine mauvaise saison. C’était le plus beau cadeau aux yeux des deux guerriers.

« DE L’AIDE ! La patrouille est attaquée, il nous faut des renfo… »

Aussitôt, la reine attrapa son fils pour laisser le père se ruer avec d’autres guerriers vers le point de ralliement.

« Attends ! »

Il s’arrêta et fit volte-face. Patte Sacrée regardait son père droit dans les yeux, d’un regard intense. Ce dernier ne put résister et céda enfin.

« Tu reviendras quand ? Tu reviendras, hein ? Tu me raconteras l’histoire, ce soir.
— Bien sûr que je reviendrai. Je vous aime tous les deux, comment pourrais je ne pas revenir voyons ? »

Le chaton se mit à ronronner fort. Son aîné lui lécha l’oreille avant de filer rejoindre ses camarades. Il rentra juste ensuite avec sa mère à la pouponnière pour se protéger de la neige qui ne cessait de tomber.

▼▲▼


« Patte Sacrée. »

Le petit félin ouvrit les yeux. Sa mère l’appelait. Mais pourquoi donc ? Il mit un moment avant de se souvenir. La patrouille ! Son père était rentré, c’était l’heure de l’histoire tant attendue. Impatient, il bondit aussitôt sur ses pattes et courut dehors, échappant aux pattes de sa mère et ignorant sa mise en garde. Pourquoi l’en empêcher ? Les guerriers étaient rassemblés dans la clairière, ils semblaient tous présents. Aussitôt, le chaton chercha la fourrure rousse de son père. Il entendit sa mère qui venait le chercher, mais déterminé à le trouver sans elle, il se remit à courir, profitant de sa petite taille pour se faufiler entre les félins qui protestaient, agacés. Il parvint au centre du cercle et il dérapa sur la neige qui tombait. La neige n’était pas blanche. Pourtant, elle devait l’être non ? Peut-être que la neige rouge tombait du ciel le soir.  Il se releva. Et puis, le vide.

« Patte Sacrée, non ! »

Immobile, le chaton fixa le corps musculeux qui gisait au sol. La fourrure rouge de son père était parsemée de flocon. Rouge ? Pas partout, juste à certains endroits. Tremblant de tous ses membres, le jeune félin ne put pour autant détacher son regard de la scène macabre. Le monde tournait autour de lui, il n’entendait plus ce que les autres disaient. Son monde était en train de s’effondrer. Il était jeune, mais pas stupide. Sa mère arriva derrière lui, et, refusant d’abandonner son autre parent, le chaton roux alla se réfugier contre le corps de son père, les griffes sorties. La tristesse lui poignardait le cœur, les terribles mâchoires du désespoir menaçaient de l’engloutir. Personne ne pouvait l’approcher. Il était trop jeune pour se remettre immédiatement d’un tel choc. Ou pour s’en remettre tout court. La fourrure de son père était poisseuse, le pelage du chaton s’imprégnait du sang par endroits. Mais il s’en fichait. Plus rien ne comptait à présent. Les yeux dans le vide, il se sentit dériver peu à peu. Il passa sa dernière nuit avec son père, ses paroles tournant en boucle dans sa tête. Bien sûr que je reviendrai. Je vous aime tous les deux, comment pourrais je ne pas revenir voyons ?

▼▲▼


Plongé dans le silence, Patte Sacrée fixait les chatons qui jouaient, positionné au bout du camp, parfaitement immobile. Il n’avait rien dit depuis ce fameux jour. Un quart de lune s’était déjà écoulé depuis la mort de son père et la douleur était toujours aussi vive. Je vous aime tous les deux, comment pourrais je ne pas revenir voyons ? Sa compagne semblait avoir accepté la douloureuse réalité, mais son fils ne la comprenait pas. C’était une faute impardonnable. Le grand guerrier, assommé par un vulgaire caillou et mort de ses blessures. Pour une simple patrouille. Il ne connaissait même pas le motif de l’attaque. Pffff. Soudain, la boule de mousse vint heurter ses pattes et le chaton qui courait après le tira de ses pensées. Il la ramassa tandis que le félin roux reculait. L’autre lui demanda :

« Tu es sûr que tu ne veux pas venir avec nous ? »

Sans un mot, Revakoor le fixa dans les yeux, une haine infinie dansant dans ses prunelles ambrées. L’autre, déconcerté, préféra partir et le laisser tranquille. Cela faisait des jours qu’il était dans un coin à tout observer, à méditer, à s’indigner, à se morfondre dans la douleur. L’image du corps de son père lui revenait sans cesse à l’esprit. Il ne savait pas quoi faire.

« Ce n’est pas comme ça qu’il faut s’y prendre. »

Surpris, le chaton se tourna et aperçut sa mère, cachée dans les fourrés, qui en sortait. Elle avait du être là depuis un bon moment déjà. Les yeux plissés, son fils détourna le regard, dégoûté. Elle semblait avoir déjà retrouvé toute sa confiance en elle. Et elle n’en avait pas fini avec Revakoor.

« Ton père doit être dégoûté que son fils se laisse abattre comme ça. » Voyant qu’il ne réagissait toujours pas, elle poursuivit, bien décidée à lui remettre les idées en place. « Son cher fils est devenu une plante verte, silencieuse, qui ne dit rien, qui ne fait rien pour lui, rien pour sa compagne - la mère de son fils, il se laisse pourrir. » Elle hésita avant de sortir la dernière phrase. Mais comme il ne bougeait toujours pas, elle acheva alors : « Tu n’es pas digne de ton père. Tu n’es pas digne de l’amour qu’il te portait et qu’il voudrait toujours te porter. Tu n’as plus aucun mérite. Si tu ne veux plus de moi, très bien, grand bien te fasse. »

Et sur ces mots, elle tourna les talons, sous le regard terrifié et peiné de Patte Sacrée. Avant, il n’avait que ses parents, maintenant il n’avait plus qu’elle ; que ferait-il sans ? Impossible. Elle avait touché un point sensible. La panique le gagna peu à peu, il était désarmé. Il regarda autour de lui, avant de se mettre à courir sur les traces de sa mère. Elles menaient droit à la sortie du camp. Redoublant d’effort, Revakoor fut soudainement stoppé dans sa course par un guerrier.

« Où vas-tu, petit chaton ? Tu n’as pas le droit d’aller plus loin. »

Le petit félin lui jeta un regard froid, comme il le faisait avec ses compères. Sauf que le matou ne broncha pas. Et pour la première fois depuis un quart de lune, Patte Sacrée parla. Non. Il siffla, menaçant.

« Je te dis de me laisser passer ! »

Plus rien ne comptait ; il devait retrouver sa mère. Il passa entre les pattes du félin surpris, qui ne comprit pas immédiatement. Le chaton courut aussi vite que ses petites pattes le lui permettaient, tandis que l’autre prévenait ses camarades. Le chaton le plus déprimé du Clan était en train de fuir pour une raison que seul lui connaissait. Il s’arrêta après quelques instants, perdu. Il ne savait pas où elle était. Il ne savait pas où il était. Il ne connaissait rien. C’était stupide de sa part. Le souffle court, il observa les alentours. Le silence était brisé par les fortes rafales de vent, le bruit était étrange. Ah là, il pouvait être fier de lui, il était bien là. Soudain, des mâchoires se plantèrent dans la peau de son cou, et un grognement s’échappa de sa gorge.

« C’est dangereux ici. Tu ne devrais pas traîner là. »

Impossible pour Patte Sacrée de ne pas reconnaître sa mère, avec sa voix familière, son geste délicat et sa douce effluve. La soulagement coupa les pattes du chaton, tous ses muscles se décontractèrent. Il se laissa bercer par le rythme de ses pas, menant sûrement au camp. Elle ne l’avait pas abandonné. Si oui, elle l’aurait laissé vagabonder, jusqu’à ce que, qui sait, il allât tomber dans les gorges. Mais là, elle n’était pas en colère. Et il était avec elle. C’était tout ce qui comptait. Il ferma ses petits yeux ambrés, après avoir soufflé « Je t’aime. »

▼▲▼


Couché devant le rideau de la pouponnière, Patte Sacrée regardait la pluie qui tombait, incessante. Ses oreilles étaient plaquées sur sa tête, et il entendait les bruits réguliers de sa mère qui se faisait une petite toilette. Elle s’interrompit soudain et s’approcha de lui pour se coucher à ses côtés, collée contre lui. Elle ne dit rien pendant un moment, observant avec son fils l’eau qui tombait.

« Tu sais, on vit la même chose. »

Elle vint briser le silence de sa voix douce. Ils ne se regardaient pas, mais la tristesse des deux félins était visible. Revakoor soupira et affala sa tête contre le sol froid.

« Moi aussi, j’avais perdu mon père, jeune. Mais je ne me suis pas laissée abattre. Ton père voudrait qu’au contraire, tu te battes pour vivre toi aussi. Et puis… N’oublie pas que je suis là, moi aussi. »

Le chaton roux ne dit rien sur le coup. Il ne savait juste pas quoi dire, ni quoi en penser. La reine lui lécha affectueusement l’oreille en ronronnant. Son silence ne montrait pas son indignation cette fois, mais sa peine. « Il faut que tu sois fort. Fais-le pour moi. »

▼▲▼


« A partir de ce jour et jusqu’à ce que tu deviennes un guerrier, tu t’appelleras Nuage Sacré. »

Nuage Sacré fixait la foule qui l’acclamait, fier comme un paon. La détermination l’emplissait d’une force nouvelle. Son père était mort, mais sa mère était toujours là. Et à deux, ils survivraient ensemble. Ils vivraient leur vie, et tant pis pour les autres. Quoi qu’il advienne, ils vivraient. L’apprenti hocha la tête en direction de sa mère, qui fit de même. Le passé devait partir, il n’avait plus le droit de revenir. Seul le présent comptait, maintenant.

▼▲▼


« Tu me montres tes nouvelles capacités ? »

Occupé à faire sa toilette, Nuage Sacré s’arrêta net et se retourna. Sa mère l’observait, un sourire aux babines. Bombant le poitrail, il se redressa pour lui faire face, lui souriant à son tour. Cela faisait déjà trois lunes qu’il s’entraînait, et la saison des feuilles vertes touchait déjà à sa fin. Il faisait de son mieux pour combler ses lacunes en combat, chose qu’il détestait depuis la mort de son père. Mais il s’en fichait, parce qu’il avait déjà prévu ça ; plus tard, il trouverait des moyens et des ruses pour contourner les champs de bataille et les patrouilles un peu trop agitées. Et du coup, il était doué pour la course et la chasse et n’hésitait pas à le montrer.

« Je suis même sûr que je peux faire mieux que toi à la chasse, tu vas pas en revenir. »

Les moustaches de sa mère frémirent d’amusement. Elle lui fit signe de la suivre et elle s’élança vers la lande, son fils sur ses talons. Dans son apprentissage, ce qu’il préférait, c’était montrer à sa mère ses progrès, l’impressionner et se faire couvrir de félicitations. Il plissa les yeux, bien déterminé à faire mieux qu’elle. Arrivés près de la fin de la lande, ils s’arrêtèrent un instant pour observer les alentours. L’apprenti au poil mi-long coula un regard en coin vers sa mère, qui s’était soudainement raidie. Il suivit son regard et aperçut une fourrure brune, toute recroquevillée. Il souffla « Il est à moi. », mais sa mère ne se laissa pas démonter et lui rétorqua « Vraiment ? » Puis, elle partit en trombe vers le lapin, sous le regard stupéfait de son fils, qui ne s’y attendait visiblement pas. Il se lança à sa poursuite, courant face au vent. Les yeux plissés, sa mère courait vite elle aussi. Il redoubla d’effort pour la rattraper, mais il trébucha sur un caillou et sa patte partit vers la droite sans prévenir. Il se ramassa royalement, face contre terre. Il se releva et s’ébroua, essaya de marcher un peu, puis se remit à courir. La guerrière avait gagné beaucoup trop de terrain, il ne pouvait pas la rattraper ; il pouvait néanmoins la suivre pour observer sa prise. Il remarqua ensuite qu’ils s’éloignaient de leur propre territoire, et qu’ils se dirigeait vers les faces de poisson. Haussant les épaules, il suivit les traces de sa mère, bien décidé à ne pas trop traîner. Il les distinguait mieux à présent ; la guerrière rousse et blanche poursuivait le lapin, qui était… Il était où ? Il ne pouvait pas avoir disparu ? Sa mère sembla tout à coup freiner et elle dérapa… Horrifié, Nuage Sacré accéléra encore, courant comme jamais, mais cette fois, il s’arrêta bien avant les gorges. Un guerrier de la Rivière était penché au dessus de sa mère, qui était à peine visible ; sa tête dépassait du bord du gouffre, ainsi que ses pattes avants et ses épaules, mais elle n’arrivait pas à se hisser.

« Que faisait une si jolie guerrière comme toi ici ? Tu as loupé ton lapin ? »

Il ne faisait rien pour l’aider. La panique commença à gagner Revakoor. S’il effrayait sa mère, elle risquait de tomber ; il ne pouvait pas affronter le guerrier à lui tout seul non, il ne connaissait même pas ses intentions ; en clair, il était coincé. Il tenta de se décaler pour se mettre dans le champ de vision de sa mère, puis il siffla longuement :

« Tu parlais à qui, face de poisson ? »

L’autre se retourna, surpris. Il plissa les yeux en jaugeant l’apprenti, avant de lâcher un petit sourire. Il secoua la tête et se retourna vers la féline, qui ne trouvait pas de prise avec ses pattes arrières et qui avait de plus en plus de mal à tenir. Désespéré, Nuage Sacré bondit et mordit la queue du matou de toutes ses forces avant de se décaler. L’autre grogna de douleur et fit volte-face, effleurant les pattes de la mère venteuse au passage. Tout sembla se passer au ralentis, tout sembla si long aux yeux du petit. Il se rua vers le bord et ne put que frôler les pattes de sa mère, qui tombait, tombait, dans une chute infinie.

« NOOOOOON »

De qui venait ce non ? Impossible de le dire. Les pattes avants pendant dans le vide, Revakoor regarda le pelage de sa mère disparaître dans les gorges. Haletant, il lui cria « Revieeeeeeeens ! » Mais c’était inutile. N’y croyant toujours pas, il se mit à longer le ravin, puis à faire demi-tour, et à le longer à nouveau. Il se pencha à nouveau « Nooon… » Sa voix se brisa. Ce n’était pas possible. Cela ne pouvait pas l’être. C’était juste impossible. Que s’était-il passé alors ? Peu importait ; tout, mais pas ça. L’apprenti resta longtemps immobile, fixant le fond. Peut-être se remettait-elle du choc et qu’elle allait trouver un moyen pour remonter, après. Oui, c’est ce qu’il fallait se dire. De toute façon, il n’y avait pas d’autre solution possible. Ils devaient survivre tous les deux, ensemble. Ils se l’étaient promis. Et une promesse devait être tenue jusqu’au bout. Il lâcha un long gémissement, mais toujours sans réponse. « Non… Non, non, non. » Il se releva, contemplant ses pattes, le regard vide. C’était une partie de chasse, pas une patrouille frontalière. Et qu’avait fichu ce matou ici ? Et où était-il maintenant ? Il avait dû partir pour éviter des représailles, et pour ne pas se faire accuser de meurtrier. Après tout, il était quand même sur son territoire. Avait-il pourtant le droit de laisser mourir un ennemi ? Visiblement oui. Revakoor s’allongea, la tête dans ses pattes. On le chercherait au camp, une patrouille adverse risquait de le trouver ; mais plus rien ne comptait, à présent. La tristesse lui arrachait le coeur, il était en lambeaux. Le désespoir menaçait de le submerger. « Je suis même sûr que je peux faire mieux que toi à la chasse, tu vas pas en revenir. » « Tu vas pas en revenir. » Et elle ne reviendrait pas. L’apprenti roux enfouit sa tête dans ses pattes. Il était seul. Il était le seul à survivre. Et le seul qui allait survivre.Il plongea ses griffes dans la terre sans bouger pour autant. Il le devait, pour le reste de sa famille qui n'avait pas eu la chance de le faire. Il devait trouver et utiliser tous les moyens. N'importe lesquels. La détermination lui redonnait de l'énergie. Sa famille ne s'éteindrait pas de sitôt.

▼▲▼


« À partir de maintenant, tu seras Brasier Sacré. Nos ancêtres rendent hommage à ton courage et à ta détermination et nous t'accueillons en tant que guerrier à part entière. »

C'était une référence directe à son passé. Le félin roux observa la foule, sans fixer un visage en particulier. Qui regarderait-il à présent ? Il sourit tout de même. Être enfermé et faire la gueule aux autres n'était pas la solution. Il avait continué son entraînement, en essayant d'oublier les événements tragiques. Petit à petit, il s'était fait une carapace. À quoi bon se lamenter sur le passé ? Ses parents et sa fratrie n'allaient pas revenir. L'amour était devenu une de ses faiblesses, autant le mettre de côté et ne pas y toucher. Plus jamais, il l'espérait. La mort était son pire ennemi. Heureusement pour lui, il n'avait pas eu à se battre pour de vrai ; du moins pour le moment. Désormais, il essayait de se montrer amical avec les autres, courtois et altruiste. Ce n'était qu'une illusion. Mais inutile de se faire d'autres ennemis. C'était ce qu'il pensait.

▼▲▼


Plusieurs lunes plus tard, c'était ce fameux combat à mort contre la Horde. Jusque là, Brasier Sacré s'en était bien sorti. Mais là, il n'avait pas le choix, il devait y participer, et le pire, c'était que les combats seraient cruels, mortels. Il prit une grande inspiration. Il ferait de son mieux et essayerait plusieurs de ses feintes. Les autres ne devaient pas voir sa faiblesse dans de tels moments ; il ne devait pas non plus être pris pour un traître. C'était le moment. Les félins se jetaient les uns sur les autres avec rage et détermination ; tous étaient persuadés de se battre pour la bonne cause. Revakoor parvint à esquiver le premier enragé qui se jeta sur lui, mais il s'en prit un autre juste après. Ils roulèrent un instant au sol, puis le guerrier roux arriva finalement à l'envoyer vers d'autres combattants. Celui-là était trop féroce. Ils le semblaient tous, d'ailleurs. Il hérissa son échine et prit un air menaçant, crocs et griffes à découvert. Il espérait que cela suffît à en dissuader quelques-uns. Soudain, quelqu'un lui bondit sur le dos, l'immobilisant au sol.

« Bravo, une attaque de lâche comme ça, c'était tout juste à ton niveau. »

Et sur ces mots, Brasier Sacré se cabra de toutes ses forces pour tenter de déloger son adversaire, qui planta ses griffes dans son dos et sa fourrure.. Et trouva prise avec ses crocs sur l'oreille droite du félin. Il serra les mâchoires pour ne pas tomber, et ce fut Revakoor qui chuta lourdement, son ennemi toujours accroché. Il poussa un terrible gémissement de douleur, l'odeur de sa peur dominait. Pourquoi ne maîtrisait-il plus rien ? Pourquoi l'autre ne le lâchait pas ? Un horrible éclair de douleur lui déchira l'oreille, il sentait le sang qui coulait, mais l'autre était plus puissant. Il gémit à nouveau :

« C'est bon ! Pitié, laisse moi. Je me rends. »

L'autre sembla bien rire, se fichant complètement de lui. Grognant de rage, Revakoor tenta de toutes ses forces de rouler vers la droite pour le déséquilibrer. Il parvint à le faire tomber au sol avec lui et il l'écrasa un instant. Le félin ennemi se releva et se retrouva aux prises avec un autre guerrier du Vent. Brasier Sacré resta au sol, sentant à peine son oreille. Le sang lui coulait même dans l'oeil, et il regardait les autres duels, les yeux dans le vague. S'en sortirait-il ? Il ne pouvait pas échouer maintenant. Il lâcha une longue plainte, apeuré. Son dos le brûlait et il ne savait pas ce qui était arrivé à son oreille droite. Il ferma les yeux, passant pour un des nombreux cadavres gisant à terre. Tout irait mieux à la fin. Si l'issue était victorieuse.

▼▲▼


Ils avaient gagné, effectivement. Heureusement. Que serait-il devenu sinon ? Brasier Sacré avait bien survécu, mais pour son oreille, c'était une toute autre histoire. La moitié haute avait disparu, adieu la fine touffe de poils en son sommet ; le bout était déchiré et entaillé, conférant au matou un air peu aimable. Il préférait avoir perdu la moitié de son oreille que sa vie, mais il restait dégoûté pour ce qu'elle était devenue. Pour compenser, Revakoor se montrait désormais poli, et très courtois. Il ne parlait jamais de sa famille ou son passé, il n'y pensait jamais. Il faisait comme si cela ne l'avait pas marqué, alors qu'il n'y avait pas que son oreille qui était en lambeaux, mais bien également son coeur. Il espérait désormais ne plus jamais connaître l'amour, ne plus jamais souffrir. Mais ce n'était pas lui qui choisissait. Vous allez sûrement le détestez, à moins que vous ne soyez de son genre. Ou qu'il n'ait un faible pour vous. Ou que vous vous fassiez avoir. Au choix.


Derrière l'Écran
♪ Prénom / Pseudo : Shark(y) ça va plus vite
♪ Âge : 16 ans now
♪ Nombre de comptes : Avec Spectre du Chêne, ça fait 2.
♪ Comment as-tu découvert le forum ? Power blblbl 8D
♪ Besoin d'un guide ? Je pense que ça ira hehe.
♪ Avis sur le forum : blbl  .
♪ Règlement lu ? Non. Relu.
♪ Autre chose ? Bloup. Ah si, désolée pour les pavés, mais il le faut avec ce perso', et j'ai fait des résumés à chaque fois

015 ©️ Lunay's invention - just for Power


Dernière édition par Brasier Sacré. le Dim 31 Juil - 18:59, édité 3 fois
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MessageSujet + Re: B R A S I E R ♕ S A C R É — hell is the suffering of being unable to love + Sam 30 Juil - 22:58


Re-Bienvenue
parmi ◊ nous

Re-Bienvenue sur le forum, Sharky !

Bon, il va juste te manquer l'histoire que j'ai déjà lue quelque part xD
Je te souhaite bonne chance pour ta fiche, tu as jusqu'au 6 Août !
Préviens-nous quand tu as fini ! (ici).
Le Staff.

____________

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MessageSujet + Re: B R A S I E R ♕ S A C R É — hell is the suffering of being unable to love + Sam 30 Juil - 22:58

Re bienvenue toua
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MessageSujet + Re: B R A S I E R ♕ S A C R É — hell is the suffering of being unable to love + Dim 31 Juil - 0:08

Merci !
Je l'ai rajoutée, avec la fin tout ça
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MessageSujet + Re: B R A S I E R ♕ S A C R É — hell is the suffering of being unable to love + Lun 1 Aoû - 10:46


tu es validé(e)
bienvenue ◊ officiellement

Ça y est, tu es validé ! Tu vas pouvoir faire tout plein de choses sur le forum :3

Lire :

♣ les nouvelles annonces.
♣ toute la partie « incipit », si ce n'est pas déjà fait.

Participer :

♣ Aux sondages.
♣ Aux concours

♠ souhaiter la bienvenue aux autres nouveaux.
♠ ta fiche de liens.
♠ ta fiche de rp's.
♠ ta fiche de gestion.
♠ faire un tour vers la partie « envie ».

♦ devenir filleul.
♦ allez sur la CB.
♦ le flood.
♦ faire des rp's.
♦ aller dans les fiches de liens et de rp's des autres.

♥ les effectifs, ça arrive que le staff se trompe.
♥ les répertoires.

Nous espérons que tu sauras d'intégrer du mieux possible !
Le Staff.

____________

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